empreinte_carboneLe ministère des Finances et de l’Économie du Québec (MFEQ) vient de publier le bilan du projet pilote réalisé et coordonné de février 2012 à avril 2013 sur la quantification de l’empreinte carbone des produits. Ce projet pilote visait à évaluer les meilleures pratiques internationales, à explorer les limites des méthodes actuelles et à guider les avancées québécoises en matière d’empreinte carbone.

Contexte

Le projet pilote québécois a porté principalement sur la quantification et la vérification de l’empreinte carbone des produits. Douze entreprises ont été sélectionnées pour participer au projet pilote en fonction de critères visant à couvrir un large spectre d’entreprises et de produits.

Chaque entreprise a ainsi réalisé une importante collecte de données avec l’aide de consultants spécialisés afin de réaliser le calcul de l’empreinte carbone d’un ou de plusieurs de leurs produits en fonction des référentiels internationaux existants. Une revue critique a été effectuée pour chacune de ces initiatives, qui a elle-même été doublée par un audit pour cinq de ces entreprises.

Enfin, la dernière phase du projet pilote a permis d’évaluer le degré de reproductibilité et de comparabilité des résultats de l’empreinte carbone des produits par la réalisation de tests méthodologiques, ainsi que par une consultation opérée auprès des experts métier, des entreprises, mais aussi des consommateurs.

Principales conclusions

Le bilan souligne que les méthodes de calcul existantes ne sont pas suffisamment directives pour assurer la comparabilité et la reproductibilité des résultats. Néanmoins l’empreinte carbone demeure une méthode pertinente pour le Québec, car:

  • il s’agit de l’unique méthode actuelle permettant de dresser un bilan quantitatif
  • il s’agit d’un outil très pertinent d’aide à la décision pour les entreprises: c’est en effet une méthode qui leur apporte une meilleure connaissance de leur produit, de leur chaîne de valeur, ainsi que des impacts environnementaux associés. Extrait:

Les entreprises peuvent ainsi :

  • repérer des occasions de réduction de coûts et d’émissions de GES;
  • gérer efficacement leurs risques;
  • stimuler l’innovation et l’écoconception de produits;
  • augmenter la visibilité et la crédibilité de leurs efforts en environnement et en développement durable auprès de leurs parties prenantes.
  • il s’agit d’une méthode adoptée en Europe, en Asie, mais également par de grands donneurs d’ordres: il est donc primordial de préparer les entreprises québécoises qui risquent d’être dans l’obligation d’appliquer cette méthode pour répondre aux impératifs marchés.

L’empreinte carbone des produits demeure, à moyen et à long terme, un outil très attrayant pour favoriser la compétitivité des entreprises québécoises et valoriser la faible empreinte carbone de leurs produits attribuable à l’utilisation de l’hydroélectricité.

Recommandations issues du bilan

 

  • Outiller les entreprises québécoises pour la compréhension et l’utilisation de l’empreinte carbone des produits;
  • Contribuer à l’avancement des connaissances et des pratiques concernant l’empreinte carbone des produits sur la scène internationale.

Pour plus d’informations, consultez directement la page officielle du bilan de l’empreinte environnementale des produits au Québec.