(Reuters)

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Lors de la séance du 1er Octobre 2013 au Sénat, Philippe Martin, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, s’empare du sujet de l’affichage environnemental et exprime la position du Ministère sur la question.

Cette déclaration fait suite à une question de M. Jacques Mézard (Sénateur du Cantal) qui relevait certaines incohérences dans les méthodologie d’évaluation d’impact environnemental des produits agricoles.

« Il apparaît que la méthodologie utilisée dans le cadre de cet affichage – l’analyse du cycle de vie – provient du monde industriel. Elle nous semble par conséquent totalement inadaptée au secteur agricole, d’autant qu’elle aboutit à des résultats qui relèvent du non-sens écologique : les produits les plus pénalisés sont ceux qui sont issus des systèmes d’élevage les plus extensifs, voire biologiques. »

Il propose de prendre le temps de la réflexion « pour aboutir à une information juste et utile pour le consommateur, plutôt que de se précipiter dans une mesure qui ne relèverait que du marketing et de « l’éco-blanchiment » ».

Philippe Martin annonce la remise du rapport du commissariat général du développement durable prochainement, qui résumera les enseignements tirés de l’expérimentation pour l’affichage environnementale en France en 2011-2012.

D’autre part, il confirme la progression du gouvernement sur la question de l’affichage environnemental en affirmant :

« Je peux d’ores et déjà vous annoncer que cette phase d’essai a confirmé l’intérêt et la faisabilité de l’affichage environnemental.« 

Et de conclure que, pour les produits agricoles, une nouvelle méthodologie était en cours d’élaboration, plus favorable à l’élevage extensif, et prenant mieux en compte les externalités positives.

Minutes de la séance ici.